Depuis des millénaires, l’homme côtoie l’animal et leur relation n’a cessé d’évoluer, selon les époques, les cultures ou le niveau de domestication. Alors que notre ruralité s’effrite, la place de l’animal, qu’il soit de compagnie, de rente ou sauvage, est grandissante dans nos sociétés. Utilisé à des fins agronomiques pour nourrir le monde ou expérimentales pour soigner le monde, l’animal occupe aussi de nouvelles fonctions auprès de l’homme, parfois thérapeute, facilitateur de communication ou garant des écosystèmes. Il est au cœur de controverses, certains le voient comme un risque concurrentiel par rapport aux ressources planétaires ou comme un vecteur de zoonoses, alors que d’autres lui concèdent une sensibilité, voire une conscience et réclament une plus grande protection juridique à son encontre. Les nouvelles générations sont sensibilisées à la condition animale, comme le montre l’engouement pour le végétarisme, voire le véganisme, et leurs excès qui bouleversent nos systèmes agricoles et nos consciences.

Intellectuels, milieux associatifs, consommateurs et professionnels sont divisés sur la place qu’il faut lui donner, même si la prise en compte de la condition animale et du bien-être est jugée indispensable par tous. Nous aborderons dans cet atelier la pluralité des relations que nous entretenons avec les autres animaux grâce au regard d’historiens, philosophes, anthropologues ou biologistes.

Avec la participation de

Sébastien Ballesta, maître de conférences, Université de Strasbourg, Laboratoire de Neurosciences Cognitives et Adaptatives (LNCA)

Dominic HofBauer, Chargé d’éducation, L214 Ethique et Animaux

Anne Simon, directrice de recherche CNRS, rattachée au Centre de recherches sur les arts et le langage

Anne-Charlotte Dockes, Chef du département « Métiers d’éleveurs et société » à l’Institut de l’élevage

Pierre Le Neindre, ancien directeur de recherche à l’Inra, membre de l’Académie d’Agriculture de France