Avancées techniques, enjeux éthiques

Il n’est pas un secteur d’activité qui ne se targue aujourd’hui d’utiliser de l’intelligence artificielle. Elle est à la mode et ne pas avoir son algorithme prédictif signifie pour une entreprise ou un secteur ne pas être entré dans la modernité. Mais n’est-ce seulement qu’un effet de mode ? Au-delà des slogans marketing, il faut se convaincre que nous sommes en train de vivre un bouleversement majeur dans l’acquisition d’une quantité phénoménale de données en tout genre, dans le traitement informatique qui en est fait et dans les connaissances et applications que l’on peut en tirer.

La médecine ne fait pas exception, au contraire, et est une discipline pour laquelle la pénétration de l’intelligence artificielle est déjà très avancée, entre analyse d’images médicales, établissement de diagnostics, aide à la décision, personnalisation des traitements…

Mais l’utilisation de ces méthodes mathématiques posent deux problèmes éthiques majeurs. Le premier est celui du consentement éclairé au recueil des données personnelles de santé et à leur protection ; le second est l’acceptabilité sociale de telles techniques et le sentiment de dépossession qu’elles engendrent.

Nous débattrons de ces sujets en présence de médecins et statisticiens pour à la fois démystifier les techniques se cachant derrière l’expression d’intelligence artificielle, évoquer les résultats déjà obtenus dans le domaine de la médecine, et présenter les enjeux éthiques sur lesquels tout citoyen se doit de réfléchir.

Avec la participation de

Grégory Bonnet, chercheur au GREYC

Jean-Baptiste Delmas, médecin