Nous avons appris à catégoriser les individus principalement en fonction de leur âge et de leur genre pour savoir comment nous comporter avec eux dans nos échanges quotidiens. Mais ces catégories sont-elles seulement biologiques ? Sur quel fondement biologique se basent-elles ? Y aurait-il un « bon âge » pour marcher, pour parler, pour maitriser ses sphincters, pour se faire opérer des végétations ? Cet âge a-t-il changer au cours de l’histoire ou en fonction des cultures ? Plus tard toujours, pour apprendre à lire ou à nager, pour avoir ses premières relations sexuelles, pour avoir des enfants, pour arrêter de travailler… Comment cela se définit-il ? En quoi le social travaille-t-il de biologique pour légitimer ses choix ? Et comment le médecin appréhende-t-il ces corps aux vieillissements singuliers, avec de recommandations de politiques publiques et des références normatives socialement construites ?

 

Pour éclairer notre débat, nous mobiliserons un chercheur en biologie qui travaille sur le vieillissement cellulaire, un ou une pédiatre ou gériatre pour comprendre le grandir/vieillir, une sociologue qui nous parlera de la construction des groupes d’âges, une historienne qui nous expliquera les transformations que ceux-ci ont subi au cours de l’histoire et une anthropologue qui nous relatera les vécus de l’âge dans d’autres groupe socio-culturel.

Avec la participation de

Anne Marcilhac, Neurobiologiste, EPHE, Directrice de l’Institut transdisciplinaire d’étude du vieillissement

Saskia Walentowitz, Anthropologue, Chargée de recherche à l’Institut d’anthropologie sociale de Bern (Suisse)

Ingrid Voléry, sociologue des âges, professeure à l’université de Lorraine, Laboratoire Lorrain de Sciences Sociales (2L2S)